Paroisse Saint-Léonard de Croissy-sur-Seine
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Histoire



Histoire de la paroisse

 

25 mai 2017 2017 par Marc Valette

L’histoire religieuse de Croissy-sur-Seine remonte au Moyen-Âge au cours duquel une première église fut édifiée près de la Seine. Trop petite, elle fut remplacée à la fin du XIXème siècle par l’église paroissiale actuelle située au cœur du village.

Au cours des siècles

Lors de la construction de la première église (actuellement dénommée à tort « la chapelle ») à la fin du XIème siècle, la paroisse fut dédiée à saint Martin. En 1211, l’évêque de Paris, Pierre de Nemours, la donne au prieur de saint Léonard de Noblat en Limousin, elle est donc mise sous le patronage de saint Léonard, patron des prisonniers qu’il visitait souvent, et patron de la délivrance pour avoir aidé par la prière la reine Clotilde lors de l’accouchement d’un de ses fils.

En 559, il meurt le 6 novembre, devenu date de la fête de notre saint patron. L’église actuelle a été terminée en 1882 d’un projet né en 1867. Elle est consacrée le 15 Octobre par Mgr Goux accueilli par l’abbé Philippe.

  • Douze curés ont eu la charge de la paroisse depuis sa consécration :
  • Henri Philippe (1878-1900),
  • Louis Frisch (1900-1904),
  • Charles Duroy de Bruignac (1904-1912),
  • Alexandre Marion (1912-1918),
  • Eugène Chéry (1919-1940),
  • François Marzin (1940-1960),
  • Jean Vat (1960-1963),
  • Joseph Mermian (1963-1974),
  • Robert Forveille (1974-1994),
  • Pierre Caro (1994-2000),
  • Yves Le Berre (2000-2008).
  • Jean-Michel Prouteau (2008-2015)

Depuis Septembre 2015, c’est le Père Guillaume Boidot qui est curé de la paroisse Saint Léonard.

Aujourd’hui

L’église est dédiée à saint Léonard, mais saint Martin qui partageait la dédicace de l’ancienne église n’est pas oublié. Ainsi, vous pourrez voir au fond du chœur une fresque récemment restaurée à gauche consacrée à la vie de saint Léonard et à droite une peinture murale représentant saint Martin faisant don de la moitié de son manteau.

Puis faites le tour… tout au long des bas-côtés, vous retrouverez des vitraux dont certains méritent l’attention.

Sur le bas-côté gauche, à l’entrée de l’église, le premier vitrail représente saint François d’Assise : l’architecte a tout simplement prêté au saint ses propres traits, mettant en ses mains une reproduction de l’édifice.

Sur ce même bas-côté, en haut, là où est inséré le Tabernacle, un vitrail portant la date du jour de la consécration de l’église honore le Sacré Cœur : on y voit l’abbé Philippe, à genoux, faisant au Christ l’offrande de l’église nouvelle.

NB : Toutes les informations de cet article ont été obtenues grâce à l’association "La Mémoire de Croissy"



 


Ancienne église

 

30 septembre 2013 2013 par Marc Valette

Sept siècles durant, surplombant la Seine, elle fut notre église paroissiale

- 1190 - 1210 Robert et Payen de Croci sont les seigneurs du lieu quand s’achève l’édification de l’église dédiée à saint Martin.

- 1212 L’évêque de Paris la confie à Boson, prieur de Saint-Léonard-de-Noblat en Limousin, à charge pour lui d’y déléguer en permanence deux chanoines pour former un prieuré.

- 1224 Certes, Martin est vénéré comme le saint patron, mais très vite on honore aussi Léonard, saint de la délivrance des captifs, dont les religieux du Limousin ont apporté des reliques.
Ainsi, en 1250, Blanche de Castille serait-elle venue ici prier pour la libération de son fils, le futur Saint Louis, alors prisonnier des barbaresques... Flatteuse tradition locale que rien ne peut attester.

- 1280 De grands pèlerinages fort renommés rassemblent à Croissy des foules imposantes et les murs intérieurs sont couverts de nombreux tableaux votifs en reconnaissance pour les demandes exaucées.

Photo chaire ancienne église
- 1644 François Patrocle, membre de la maison royale, chrétien accompli, acquiert le fief qui, durant des décennies, avait appartenu à des seigneurs huguenots : cette pauvre église ne fut pas l’objet de leurs soins et la voici en piètre état...
Avec sa famille et avec l’aide généreuse de la reine Anne d’Autriche qui avait une dévotion particulière pour saint Léonard, Patrocle consolide l’édifice, l’agrandit, le restaure, le décore et installe des cloches nouvelles.
La reine offre également des objets de culte et un magnifique lutrin qui est encore conservé à la paroisse.

- 1775 Gautier de Beauvais alors seigneur de Croissy (c’est à lui que l’on doit la construction du château actuel) entretient fidèlement l’église et il fait fondre les cloches de Patrocle pour en installer deux autres, plus puissantes encore car le village s’est étendu.

- 1781 - 1802 Jean Chanorier, dernier seigneur et premier maire de Croissy prend grand soin de l’édifice, aidé en cela par le curé, Bénigne May, également secrétaire de la Municipalité.
Mais, pour satisfaire aux exigences révolutionnaires, les armes royales et les « signes féodaux » sont effacés ou supprimés : vitraux détruits, murs grattés ou recouverts de chaux, boiseries rebûchées... L’une des cloches est déposée afin d’être fondue pour la défense de la Patrie qui a grand besoin de canons.

- 1793 L’église est fermée, un moment transformée en « Temple de la Raison » et le curé, Bénigne May, renonce au sacerdoce.
L’édifice n’est rendu au culte qu’en 1802... Mais il va vite se révéler trop petit pour accueillir des Croissillons toujours plus nombreux.

- 1850 - 1882 La polémique enfle : les uns, sous la conduite du curé, sont partisans d’agrandir l’édifice, les autres au contraire, souhaitent la construction d’un nouveau lieu de culte. Finalement, le Conseil Municipal fait l’acquisition d’un terrain, la paroisse lance une souscription et, en octobre 1882, la nouvelle église est consacrée par l’évêque de Versailles.

Photo ancienne église à louer
- 1886 On envisage alors de détruire l’ancienne : la Municipalité y fait préalablement opérer des fouilles « archéologiques » et, en attendant, elle la loue, acceptant même qu’on puisse en faire une « vacherie » !

- 1896 L’édifice est sauvé : séduit, un peintre panoramiste, Théophile Poilpot, s’en porte acquéreur et il en fait son atelier.

Elle devient ensuite la propriété de grandes familles qui l’entretiennent tant bien que mal.

- 1976 La Ville rachète l’ancienne église et décide de la restaurer. Elle est aujourd’hui un très bel écrin pour les expositions de peintures et de sculptures, une charmante salle de concerts où se produisent aussi les troupes théâtrales locales.

NB : Toutes les informations de cet article ont été obtenues grâce à l’association "La Mémoire de Croissy"



 


Eglise actuelle

 

30 septembre 2013 2013 par Marc Valette

Notre église actuelle est située au centre-ville. Sa flèche est visible de loin. Elle domine les immeubles et pavillons de la ville.

-  En 1867 - La vieille église paroissiale des bords de Seine date de 1211. Elle est maintenant vétuste et trop petite pour un village de plus de 1200 habitants. Le Conseil Municipal achète donc un terrain, le clos Artus, en vue d’édifier un nouveau lieu de culte.

La construction est toutefois retardée par la guerre de 1870 et par la création de la commune du Vésinet qui entraînait l’annexion d’une partie de nos terres et faisait craindre une diminution de la population et surtout par la farouche opposition du curé qui, jusqu’au bout, tenta de conserver sa vieille église.

- En 1881 - Grâce à la souscription à laquelle ont très largement répondu les paroissiens (près de 70.000 francs) avec l’aide de l’Évêché et celle du Département, les travaux débutent sous la direction de l’architecte, Jean-François Delarue : ce sera un édifice néogothique, comme cela se fait alors beaucoup en Île de France.

- En 1882 - Le 15 octobre, la nouvelle église dédiée à Saint Léonard, est consacrée par Monseigneur Goux, évêque de Versailles assisté de l’abbé Philippe qui a tant œuvré pour le succès de cette entreprise et qui sera, ici, le premier curé.

Faute de crédits, on n’a pu terminer l’érection du clocher. Il faudra attendre 1890, quand le marquis de Wailly fera un important legs : complété par une nouvelle souscription paroissiale, il permet alors d’achever l’église Saint-Léonard et de hisser enfin les cloches sous la flèche nouvelle.

Dessinée pour un reportage de « L’UNIVERS ILLUSTRÉ », voici notre nouvelle église, le 2 novembre 1889, lors de la célébration solennelle des funérailles d’Emile Augier : le clocher est inachevé. Il faudra attendre deux ans encore pour que soient dressée la flèche et hissées les cloches.

NB : Toutes les informations de cet article ont été obtenues grâce à l’association "La Mémoire de Croissy"



 


Saint Martin

 

30 septembre 2013 2013 par Marc Valette

L’apôtre de la Gaule au XIIIème siècle. Les Croissillons ont dédié leur église à ce saint très populaire.

Il est né en Hongrie mais il passe sa jeunesse en Italie.
Son père, officier supérieur, le contraint à s’engager dans la Cavalerie de la Garde.

En 353, aux portes d’Amiens, se produit la célèbre scène du partage du manteau.
L’année suivante, Martin parvient à quitter l’armée et il reçoit le baptême.
Il prêche alors la religion nouvelle, se retire dans un ermitage sur une île de la côte ligure, puis rejoint Poitiers où il est ordonné prêtre.
Il s’installe à Ligugé et fonde un monastère.
On lui attribue là de nombreux miracles, ce qui explique le grand flot des disciples et des visiteurs...

Il est fait évêque de Tours le 4 juillet 371 (la Saint Martin d’été).
Son rayonnement est alors immense en Europe. Il meurt le 8 novembre 397 et ses funérailles sont célébrées à Tours le 11 novembre (la Saint Martin d’automne).

Le partage du manteau (353)

Aux portes d’Amiens, au cœur d’un hiver très rigoureux, un pauvre homme dénudé, transi de froid, crie misère et demande secours.
Martin passe à cheval, en tenue militaire, vêtu de la chlamyde réglementaire (large manteau qu’une agrafe retient sur l’épaule).
Saisissant son épée, il coupe son manteau en deux et en donne la moitié au malheureux.
La nuit suivante, le Christ lui apparaît en rêve, revêtu de ce même manteau : « ce que tu as fait à ce malheureux, c’est à moi que tu l’as fait. »

Pourquoi pas tout le manteau ?
Parce que l’uniforme est par moitié payé par l’Armée de Rome et que Martin n’a ainsi voulu donner que ce qui lui appartenait vraiment.

NB : Toutes les informations de cet article ont été obtenues grâce à l’association "La Mémoire de Croissy"



 


Saint Léonard

 

30 septembre 2013 2013 par Marc Valette

Le libérateur des reliques rapportées dans notre ancienne église. Elles ont fait un temps de Croissy un haut lieu de pèlerinage : on y venait en procession prier le saint de la délivrance.

- Il est né dans l’Orléanais à la fin du Vème siècle. On le dit de noble extraction, peut-être cousin de Clovis à la Cour duquel il vécut.

- Saint Rémi le conduisit au christianisme et au baptême. Renonçant alors au monde, il se retira d’abord au monastère de Micy, dans le Loiret. Puis, recherchant une solitude plus complète encore, il gagna le Limousin et fixa sa demeure dans la forêt de Pauvain, à quatre lieues de Limoges.
Là, il vécut en ermite tout en instruisant les gens du voisinage. Sa réputation courut alors très vite et, en nombre, des disciples le rejoignirent avec lesquels il fonda un lieu de recueillement et de prière qui devait devenir le monastère de Noblat.

- Du roi, il reçut le privilège de visiter les prisons et le pouvoir de faire libérer certains prisonniers, ce qui lui valut grande renommée.
Il est mort un 6 novembre, vraisemblablement en 559 et ses reliques, après bien des vicissitudes, sont pour la plupart conservées à St-Léonard-de-Noblat.
Lors des grands pèlerinages de Croissy, saint Léonard était surtout invoqué pour les prisonniers purgeant de longues peines. On lui demandait de hâter leur libération.

- Mais on le priait aussi pour « les enfants en chartre » (enfants dont le développement est retardé ou compromis, repliés sur eux-mêmes, incapables de s’exprimer et de communiquer).
On lui demandait de les délivrer de cette prison intérieure et de les rendre à la liberté de vivre.

- Et c’est encore à lui que l’on s’adressera pour obtenir toute délivrance

  • celle des captifs, otages dans les pays lointains ;
  • celle des femmes « en travail d’enfant ».

- Et aux, derniers instants, on lui demandera même d’aider les chrétiens à « sortir de la prison de ce monde afin de connaître la liberté éternelle des enfants de Dieu ».

NB : Toutes les informations de cet article ont été obtenues grâce à l’association "La Mémoire de Croissy"



 


Anciens curés

 

4 septembre 2015 2015 par Marc Valette

L’exacte chronologie des titulaires et desservants n’a pu être établie avec précision qu’à partir de 1624 (mentions et signatures relevées sur les registres paroissiaux ou communaux). Jusqu’en 1796, ils eurent pour titre curé-prieur. Après cette date, le titre de curé seulement.

AVANT 1624

Trois noms seulement, de sources incertaines :

Petri LE GAY -1475 -

Philippe LE MOSNIER - 1577 -

Joanni HUON - 1584 -

1624 - 1882 : PAROISSE ST-MARTIN - ST-LÉONARD

(?) 1631 PACHELET (ou PACHELOT)

1631 - 1637 Germain PROVENSAL

1637 - 1642 Anne de BAGNICOURT

1642 - 1647 Pierre DELANNOY

1647 - JULLIEN

1647 - 1656 Ch. BOURGEVILLE-CHAUVIGNÉ

1656 - 1677 Thomas de FORCEVILLE

1677 - 1686 Norbert CAILLEU, docteur en Sorbonne

1686 - 1694 René d’AUBERT de VERTOT, de l’Académie des Belles Lettres, historien de renom

1694 - 1723 Etienne RICHOMME

1723 - 1733 Gaspard MORTIER

1733 - 1740 Jean-François CHANOT

1740 - 1776 Léonard CUMONT, inhumé à l’entrée de l’ancienne église « De son troupeau chéri pour attendrir le coeur, sous vos pieds s’est fait inhumer ce pasteur. »

1776 - 1777 DEMEL

1777 - 1780 Claude Henri PATTÉE

1781 - 1792 Bénigne MAY

1792 - 1793 Bénigne MAY, prêtre constitutionnel

1793 - 1796 pas de desservant

1796 - 1802 N. GOURDON, prêtre consitutionnel

1802 - 1806 Pierre LECADIEU

1806 - 1807 Denis BETRANCOURT

1807 - 1810 Léon OLIVIER

1810 - 1812 Léon LEFEBVRE, desservant

1812 - 1814 Charles LAVALLÉE, desservant

1815 Jean BRICOTEAUX

1816 - 1817 François LEFÉRON

1817 - 1820 Charles MAUGIN

1821 - 1828 desserte par le Curé de Chatou

1828 - 1846 François CARLES

1846 - 1849 Joseph MESTADIER

1849 - 1851 Pierre LACOMBE

1851 - 1852 François THÉVENIN

1852 - 1871 François PARISET

1871 - 1878 Pierre LACOMBE, il tenta en vain d’éviter l’édification de l’église nouvelle

1878 - 1882 Henri PHILIPPE, le dernier curé de l’ancienne église et le premier curé de la nouvelle

DEPUIS 1882 :PAROISSE ST-LÉONARD

1882 - 1900 Henri PHILIPPE

1900 - 1904 Louis FRISCH

1904 - 1912 Charles DUROY de BRUIGNAC

1912 - 1918 Alexandre MARION

1919 - 1940 Eugène CHÉRY

1940 - 1960 François MARZIN

1960 - 1963 Jean VAT

1963 - 1974 Joseph MERMIAN

1974 - 1994 Robert FORVEILLE

1994 - 2000 Pierre CARO

2000 - 2008 Yves LE BERRE

2008 - 2015 Jean-Michel PROUTEAU

2015 - Guillaume BOIDOT

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