Paroisse Saint-Léonard de Croissy-sur-Seine
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Edito



Edito de bienvenue

 

3 septembre 2015 2015 par Père Guillaume Boidot

Chers Croisillons,
En recevant au début de cette nouvelle année scolaire ce nouveau numéro du guide pratique de la paroisse Saint Léonard, vous accueillez aussi un nouveau Curé !
Beaucoup de nouveautés donc, qui demandent bien sûr à chacun d’entre nous ce petit effort qui permet de se relancer avec dynamisme dans toutes nos activités après la parenthèse des vacances.
Le clocher de notre église est familier à tous les habitants de Croissy sur Seine, mais aussi à ceux qui y travaillent ou y passent chaque jour. En cela, nous savons que nous faisons bien partie d’un paysage traditionnel organisé depuis si longtemps autour de "ses" clochers. Certes, au cours des dernières décennies, la France des villages est devenue la France des villes, y compris à Croissy sur Seine, et nos habitudes citadines peuvent paraître bien éloignées des journées rythmées par la sonnerie de l’Angélus.
Pourtant, l’église est toujours là, et parmi les bâtiments ouverts au public, elle est souvent la plus accessible, sans doute après la gare. Elle est un édifice qui ne s’est jamais résolu à n’être qu’un vaisseau de pierre immobile cantonné à un rôle purement patrimonial, culturel ou touristique, pour être, bien au contraire, le témoin d’une Eglise vivante, habitée de l’intérieur, résolument inscrite dans l’histoire et dans le présent, signe visible et efficace d’une communauté de foi et de cœur. Elle est la maison du Seigneur, dans laquelle l’Eglise du Christ qui est à Croissy est heureuse de se rassembler et de prier, et d’ouvrir ses portes à tous ceux qui désirent y entrer et y voir ce qu’est une Eglise vivante et hospitalière.
Il est bon que la société civile se souvienne de l’histoire qui a façonné notre pays, et se rappelle que le christianisme a été un principe fondateur de notre civilisation, tant dans la forme que dans le fond. Quelques soient les vicissitudes du passé, les aléas ou les reniements du présent et les incertitudes de l’avenir, de la même manière que ce bâtiment continue de vivre et de se renouveler au cœur de notre espace public, le christianisme et les chrétiens ne se résoudront jamais à n’être que des vieilles pierres figées reléguées dans une hypothétique "sphère privée ", pour être au contraire, toujours et résolument des pierres vivantes dans l’édification de notre cité terrestre, et rappeler ainsi aux hommes, à temps et à contretemps, qu’il est vital de se tourner vers « les réalités d’en-Haut » afin de de ne pas en rester au niveau des pâquerettes.
C’est pourquoi l’église Saint Léonard est ouverte chaque jour, elle est un lieu de calme et de silence, un lieu de prière, de méditation, d’intercession. Souvent aussi, le lieu qui accompagne tant de nos moments familiaux, les bons et les plus douloureux.
Cette ouverture à chacun de ceux qui veulent en franchir les portes se traduit naturellement par toutes les propositions, qui sont autant d’invitations qui vous sont faites, proposées dans ce Guide paroissial.
Bonne lecture, en espérant avoir la joie de vous rencontrer bientôt.
Bien amicalement,
Père Guillaume BOIDOT +, votre curé.



 


Lettre à mes paroissiens

 

17 avril 2015 2015 par Père Jean-Michel Prouteau

La lettre dans laquelle notre curé annonce son départ et ses regrets de quitter notre communauté paroissiale.

Chers amis,

Dans le courant du mois de janvier dernier, un certain nombre d’entre vous, tels « d’irréductibles gaulois » des rives de Seine, résistant encore et toujours aux consignes de leur curé, décidait de passer outre en toute discrétion… Le secret fut si bien gardé jusqu’à sa révélation qu’il devint objet de perplexité pour votre pasteur ! Ainsi donc, on pouvait lui cacher des choses et agir sans qu’il puisse s’en rendre compte ?... Cette faille du système naturel de renseignement curial devra être étudiée avec la plus grande attention à l’avenir !...

Me rendant à la Roseraie pour y célébrer la messe hebdomadaire du vendredi, il est vrai que je fus un peu surpris du nombre inhabituel d’inhabitués… D’autant plus que notre organiste, Marc Roussin, avait décidé de venir accompagner cette messe au piano et de se faire assister par l’une de nos animatrice, Béatrice. Je pris cela pour une délicate attention post-nativité – attention qui, de leur part, ne me surprenait guère – confirmée par l’argument qu’ils me présentèrent, à savoir offrir à nos chers résidents une messe de Noël dont une sévère épidémie de grippe les avait privés. Comme quoi, l’expérience sacerdotale de la pâte humaine n’enlève pas une certaine naïveté…à moins qu’il ne s’agisse de l’accomplissement de l’invitation du Christ à redevenir un enfant !...

Après la célébration de l’Eucharistie, et la visite à telle ou telle personne, je fus arrêté au niveau de la porte de sortie, tel l’indélicat par des vigiles de grande surface, et conduit à un « poste de sécurité » qui me fit perdre toute assurance ! Dans ce grand salon, vous m’attendiez, nombreux, souriants, chaleureux et intimidants.
Vous m’offriez, m’expliquèrent-vous par la voix de Marc, le témoignage de votre reconnaissance. Ce témoignage prenait la forme d’une nouvelle voiture. La surprise, l’importance et la déraison de ce don me coupèrent la parole. Aucune autre explication ne me vient à l’esprit, si ce n’est une allergie printanière qui m’irritait la gorge…

Comment ne pas être ému par une telle générosité de cœur ? Je vous le disais, en tant qu’homme (fils d’Adam) je ne peux qu’être sensible à l’acquisition d’une voiture, autrement dit, le jouet utile et grand format d’un adulte masculin… Mais, et c’est ce que je n’ai pu vous dire, je n’oublie jamais que le prêtre que je suis est aussi un homme avec ses limites et ses faiblesses ; un homme qui ne comprend toujours pas, à l’heure actuelle, comment il a pu susciter une pareille reconnaissance exprimée par tant d’affectueuse sympathie ! Vous me parliez de « mérite » et je conçois difficilement de « mériter » pareille réponse… Croyez que je ne cherche plus à comprendre ; je préfère vous exprimer ma plus sincère reconnaissance pour ce qui demeurera en grande partie un mystère, celui des âmes.

Au cours de la soirée, l’un d’entre vous affirma de façon plaisante que tout cela ressemblait fort à un cadeau de départ… Hélas, cela se révèle aujourd’hui une affirmation avérée !

Notre évêque met fin à ma mission curiale dans notre chère paroisse, après sept petites années au milieu de vous. Sept années qui resteront nécessairement inscrites dans ma mémoire – que nombre d’entre vous connaissent pourtant pour être semblable à celle d’un poisson rouge ! – comme le sont les fresques des temps jadis que ni le temps, ni la cendre n’ont pu effacer… Des années qui marquèrent ma première mission de curé de paroisse et qui me firent découvrir un peuple avec son histoire, son esprit propre, ses attentes, ses joies et ses peines. Il ne s’agissait pas seulement, à Croissy, de la vie d’une communauté catholique qui trouve son incarnation lors du rendez-vous dominical (et autres fêtes d’obligation !), même si, apparemment, pour beaucoup, il ne fut jamais possible de savoir d’une façon précise à quelle heure commençait la messe, ou s’il était facultatif d’attendre l’envoi du prêtre pour filer faire le marché… Non, il s’agissait aussi, à Croissy, de la vie d’une communauté humaine dont l’histoire chrétienne se mélange indéfectiblement à son histoire profane ; une communauté dont l’esprit demeure celui d’un « village » au sens le plus noble et le plus précieux du terme ! Une histoire qui s’inscrit dans le temps de la terre des rives de Seine, une histoire qui s’inscrit dans celle de chaque famille, de chaque personne !

Comment oublier ce qui me frappa dès la première messe dominicale, qui était précisément celle de la Saint Fiacre – ou fête de la carotte pour les amateurs de rongeurs – et qui me permis d’embrasser d’un regard général la chaleur de l’accueil d’une communauté ? Ce qui pouvait alors passer pour une impression ne cessa de se confirmer tout au long de mon court mandat, ne serait-ce que par l’attention et la joie que vous manifestez auprès de nos chers catéchumènes !

Il serait trop long de rapporter en détail ce qui occupe mes pensées déjà nostalgiques depuis quelques semaines que je porte ce lourd secret (même s’il fut éventé par certains…), mais je ne peux qu’évoquer la joie du pasteur qui eût le bonheur de conduire un peuple toujours nombreux à répondre à l’appel du Christ ; le bonheur d’avoir célébré des liturgies dont la beauté était rehaussée par le travail de nos animateurs et le talent de notre organiste ; le bonheur d’être si largement assisté dans le ministère pastoral par tant et tant de bonnes volontés au dévouement si généreux et dont certaines ont émigrées vers des horizons lointains, comme Lutèce ou Niort, sans cesser pour autant d’écouter battre le cœur de St Léonard ; le bonheur de croiser le regard pétillant et le sourire attachant de nos « crabes » ; le bonheur de rejoindre une partie du chemin du scoutisme croissillon et d’avoir partagé si souvent cette aventure aux souvenirs divers et dont la simple évocation fait naître le sourire aux commissures des lèvres ; le bonheur d’avoir accompagné vos larmes, porté vos joies, sentir votre confiance et, parfois, pardonner…

Je me réjouis pour le Père Guillaume Boideau, actuellement Curé de Bougival, qui viendra avec son chien Bosco. Je ne peux que lui souhaiter de connaître les mêmes joies sacerdotales et de plus grandes encore !

Je profiterai donc de votre générosité pour m’éloigner à Saint Nom-la-Bretèche où je sillonnerai souvent la campagne du Val de Gally pour desservir Chavenay et l’aumônerie.

Vous remerciant de ce que nous avons vécu ensemble, je vous garde en mon cœur de prêtre et vous bénis,

Père Jean-Michel Prouteau, encore votre curé



 


Pâques 2014

 

11 avril 2014 2014 par Père Jean-Michel Prouteau

Le mot du curé

Qui ne connait pas l’expression « faire une tête de carême » ?… Vous ne l’ignorez pas, il s’agit d’une personne qui tire une tête de six pieds de long, autrement dit qui offre un visage maussade, triste et sombre, comme on pourrait le faire (si l’on n’a pas lu l’Evangile !) durant la période de pénitence de l’Eglise ! Comme si le fait de vivre sa Foi avec attention et générosité devait nous entraîner à nous « prendre au sérieux », et marcher avec une lenteur calculée, parler avec un ton grave, sourire peut-être, éclater de rire jamais, garder une attitude dite « convenable » et ne pas être naturel… Malheureusement, parfois, certains chrétiens en sont si persuadés qu’ils le font croire aux autres ! Et c’est ainsi qu’un prêtre rencontre souvent des non-chrétiens qui ont peur de croire parce qu’ils ont peur de perdre la joie de vivre !

Pourtant, la Joie est au cœur de l’Evangile ; la Joie porte notre Foi comme la Foi apporte la joie ! Pourquoi ? – Mais parce que nous croyons en la Résurrection ! Nous croyons que Jésus-Christ est mort et ressuscité et que, par sa victoire sur la mort et le péché, Il apporte aux hommes de bonne volonté l’Espérance de ressusciter avec Lui. Par le don de sa vie sur la croix, Il nous a révélé que l’Amour n’était pas qu’une belle idée mais bien une réalité car Il est allé jusque là pour nous ; par sa résurrection, Il nous a révélé qu’Il n’était pas qu’un homme de bien, mais Dieu venu parmi nous et qui aime ses enfants au point de leur offrir sa vie et de les faire participer à sa victoire.
La joie de la Foi parce que nous nous savons aimés personnellement pour ce que nous sommes, des enfants de Dieu appelés à Le connaître ; parce que nous sommes aimés malgré ce que nous sommes, avec nos faiblesses et, souvent, nos trahisons ; parce qu’Il a envoyé l’Esprit-Saint, l’Esprit d’amour du Père et du Fils qui nous permet de partager cet amour et de le rayonner.

Cela s’appelle la sainteté et, vous le savez, un saint triste est un triste saint ! A ce propos, il ne vous a pas échappé que les deux papes qui seront prochainement canonisés, Jean XXIII et Jean-Paul II, ont aussi marqués les esprits par un caractère qui leur était commun : le sens de l’humour !

Joyeuses Pâques à tous !



 


Avent 2013

 

17 décembre 2013 2013 par Père Jean-Michel Prouteau

Éditorial des Nouvelles de Saint-Léonard - Avent 2013.

Dans quelques jours, les lumières, les chants, l’orgue, feront résonner les échos d’une fête chère au cœur de beaucoup. Fidèles passeurs d’une joie héritée de la Foi des siècles passés, des baptisés venus d’horizons souvent divers se presseront dans les églises paroissiales pour y retrouver les émotions de l’enfance et vivre la paix qu’un Enfant-Dieu nous apporta jadis, alors que la nuit de Palestine était en son milieu. Mais au dehors, dans le froid de l’hiver, dans la réalité des jours, des inquiétudes souvent vives, demeurent pour beaucoup : source d’angoisse pour des familles blessées dans leurs affections ou leurs attentes, catalogue de misères et de souffrances relayé en partie par les médias,… Pourrons-nous nous réjouir pleinement lorsque sonneront les 12 coups de minuit ? Les lumières de la fête ne brilleront-elles pas comme la lueur tremblante et éphémère d’un oubli passager ?... En effet, à vue humaine, l’espoir de « jours meilleurs » pour certains semble si vain !

A moins que l’on ne remplace l’espoir par l’espérance ! L’espérance qui nous fait lever les yeux plus haut que nos limites et nos peurs humaines ; l’espérance qui nous permet de poursuivre avec une incroyable audace la certitude d’un bonheur qui demeure au-delà de nos souffrances et qui s’accomplira dans l’éternité ; l’espérance qui repose sur la parole d’un Dieu qui se fit petit enfant pour nous apprendre à trouver dans l’humilité, la pauvreté de cœur et la confiance, la voie de notre persévérance ; l’espérance qui rend le regard clair malgré les larmes et qui sait forcer le courage des cœurs les plus las ; l’espérance qui nous rappelle que tant qu’il restera un peu de feu dans quelque coin du monde, tous les miracles de grandeur restent possibles ; l’espérance qui donnera un sens à la nuit de Noël.



 


Pâques 2013

 

5 avril 2013 2013 par Père Jean-Michel Prouteau

Du dépouillement à la richesse

Il s’agit bien, en ces premiers jours d’avril, du printemps ! Non pas seulement celui qu’une saison plus ou moins maussade, plus ou moins radieuse nous apporte ; non pas celui qu’un prêtre italien de génie composa pour évoquer dans la musique ce que les promesses d’une nature au réveil fait naître dans les cœurs… mais le printemps de nos âmes !

L’Eglise, en ses baptisés, a parcouru le temps du désert. Elle a réappris la valeur du dépouillement pour redécouvrir la seule vraie richesse qui conduit ses pas : L’Amour de Dieu, révélé en son Fils Jésus-Christ qui s’offre pour le salut des Hommes et qui, ressuscité, appelle tous les Hommes à mettre leur confiance en sa Parole et leur Espérance en sa propre résurrection.

L’Eglise a connu, au cours de cette période, une autre forme de dépouillement : le renoncement de celui qui gouvernait sa barque. Epuisé par l’âpre service du ministère pétrinien, le pape Benoit XVI se résolvait, pour le bien de l’Eglise, à se retirer dans l’étude et la prière, confiant aux cardinaux électeurs la lourde responsabilité d’écouter l’Esprit-Saint, et de désigner un nouveau Serviteur des serviteurs, un nouveau souverain Pontife. Le 13 mars dernier, les cloches de Rome – dont l’écho se fit entendre jusqu’aux rives de Croissy ! – annonçaient que l’Eglise avait un nouveau pape, une fumée blanche, plus surement qu’une hirondelle, annonçait le printemps. L’élection d’un pape ressemble au printemps d’une naissance : chargée de promesses, elle réveille les cœurs assoupis et ravive le courage des affaiblis.

La Résurrection du Seigneur éclaire d’une lumière particulière les premiers pas de notre Saint-Père François : Il s’agit bien d’un printemps qui s’offre à tous, mais qui ne se réalisera qu’en chacun.

Forts de ce temps de carême, accepterons-nous de renouveler, d’un cœur libre et généreux, les promesses de notre baptême ? Ferons-nous résonner, dans nos choix, l’exhortation de notre nouveau père : « Je souhaite que le Saint-Esprit, par la prière de la Vierge, notre Mère, nous accorde à tous cette grâce : cheminer, édifier, confesser Jésus-Christ crucifié » ?

Votre curé



 


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